Batman rencontre Ingmar Bergman
Notre style de paysage urbain est un croisement entre une interprétation art déco du Gotham du Chevalier Noir et la vision du monde d'un cinéaste suédois. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gris. Et d'ombres. Et d'ambiance.
Quand j'avais à peine 15 ans, vivant dans le Wisconsin, au cœur de l'hiver, mon père venait me chercher à l'école une fois par semaine et m'emmenait sur son campus pour regarder le dernier épisode du festival de films d'Ingmar Bergman de l'université. Oui, toutes les œuvres de Bergman, quand j'avais 15 ans, la majeure partie au cœur de l'hiver du Wisconsin. C'était... marquant.
J'étais aussi un fan de bandes dessinées, mais beaucoup plus un enfant de l'univers Marvel que de DC. Mon frère Phil aimait les deux. Néanmoins, quoi qu'on en dise, Batman était, est, cool, surtout si l'on tient compte de la morosité, de la peur, de la menace sinistre qu'est Gotham elle-même. [Et on laisse Robin de côté.]
Rétrospectivement, et après réflexion, c'est le manque qui définit la zone commune du diagramme de Venn entre l'histoire de Batman et l'esprit du temps d'Ingmar Bergman. Nos aspirations, nos objectifs, nos ambitions, nos connaissances, notre compréhension... notre portée dépasse toujours notre capacité.
Dans notre œuvre d'art, nous cherchons à transmettre ce sentiment d'aspiration qui nous dépasse.


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